Pendant vingt ans, le LMNP au régime réel a reposé sur une combinaison difficile à battre. On amortissait le bien chaque année pour effacer l'impôt sur les loyers, et à la revente, ces amortissements ne comptaient pas. Deux avantages qui ne se parlaient pas.
La loi de finances 2025 a fermé cette porte. Si vous détenez un appartement meublé à Lyon 9 et que vous envisagez de le vendre, ce qui suit vous concerne directement.
Ce qui a changé, précisément
L'article 84 de la loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, a réécrit l'article 150 VB du Code général des impôts. Depuis, les amortissements immobiliers déduits pendant la location sont retranchés du prix d'acquisition au moment de calculer la plus-value.
Le mécanisme est simple, et c'est ce qui le rend redoutable. Votre prix d'achat fiscal baisse du montant de tout ce que vous avez amorti. L'écart avec le prix de vente s'élargit d'autant. Votre plus-value imposable augmente mécaniquement, même si vous revendez au prix où vous avez acheté.
Trois points que la plupart des articles passent sous silence
La règle s'applique aussi aux amortissements d'avant 2025
C'est le point qui a fait débat pendant un an, et il est tranché. Une réponse ministérielle publiée au Journal officiel le 24 mars 2026 confirme que le nouveau régime vise toutes les ventes réalisées à partir du 15 février 2025, quelle que soit la date de mise en location du bien.
Autrement dit : si vous louez en meublé depuis plus de dix ans et que vous vendez aujourd'hui, ce sont toutes ces années d'amortissements qui remontent, pas seulement celles pratiquées depuis la réforme.
Seul l'amortissement immobilier est concerné
Le mobilier échappe à la réintégration. Les meubles, l'électroménager, la cuisine équipée que vous avez amortis sur sept ou dix ans ne viennent pas gonfler votre plus-value.
Ce n'est pas un détail. Sur un T2 meublé correctement, le mobilier représente souvent 8 000 à 12 000 € d'amortissement. Autant qui reste acquis.
Les résidences services sont exclues
Le législateur a expressément écarté du dispositif les résidences étudiantes, les résidences pour personnes de moins de trente ans en formation, les résidences seniors accueillant des plus de 65 ans et les EHPAD.
Si votre bien est une chambre en résidence gérée de ce type, la réforme ne vous concerne pas. La distinction est peu commentée, et pourtant elle change tout pour ces propriétaires.
Un cas concret, chiffré
Résultat : environ 16 000 € d'impôt sur un appartement revendu au prix où il avait été acheté.
Prenons un T2 de 45 m² dans une résidence de 2010, à Vaise. Acheté 200 000 €, soit 4 444 €/m², un ordre de grandeur cohérent avec les transactions récentes du secteur. Loué meublé au régime réel pendant dix ans, puis revendu 200 000 €. Même prix : aucune plus-value économique, le propriétaire ne gagne rien sur la revente.
L'amortissement ne porte pas sur la totalité du prix. Le terrain n'est jamais amortissable, et le bâti se décompose en éléments dont la durée de vie diffère.
Quote-part terrain (15 %)
- Valeur
- 30 000 €
- Durée d'amortissement
- non amortissable
- Amortissement annuel
- 0 €
Gros œuvre
- Valeur
- 76 500 €
- Durée d'amortissement
- 60 ans
- Amortissement annuel
- 1 275 €
Façade et étanchéité
- Valeur
- 25 500 €
- Durée d'amortissement
- 30 ans
- Amortissement annuel
- 850 €
Installations techniques
- Valeur
- 42 500 €
- Durée d'amortissement
- 25 ans
- Amortissement annuel
- 1 700 €
Agencements intérieurs
- Valeur
- 25 500 €
- Durée d'amortissement
- 15 ans
- Amortissement annuel
- 1 700 €
Total amortissable
- Valeur
- 170 000 €
- Durée d'amortissement
- —
- Amortissement annuel
- 5 525 €/an
Source : décomposition par composants, ordres de grandeur usuels pour un logement collectif des années 2010. La répartition et les durées exactes dépendent de l'évaluation retenue par votre comptable.
Le montant annuel reste constant sur la période, puisqu'aucun composant n'arrive à échéance avant quinze ans. Sur dix ans, cela représente donc 55 250 € d'amortissement immobilier déduit. Le mobilier, amorti en parallèle, n'entre pas dans le calcul qui suit.
Prix d'acquisition retenu
- Avant la réforme
- 200 000 €
- Depuis février 2025
- 144 750 €
Prix de vente
- Avant la réforme
- 200 000 €
- Depuis février 2025
- 200 000 €
Plus-value brute
- Avant la réforme
- 0 €
- Depuis février 2025
- 55 250 €
Impôt sur le revenu
Base imposable
- Avant la réforme
- 0 €
- Depuis février 2025
- 38 675 €
Impôt dû (19 %)
- Avant la réforme
- 0 €
- Depuis février 2025
- 7 348 €
Prélèvements sociaux
Base imposable
- Avant la réforme
- 0 €
- Depuis février 2025
- 50 692 €
Montant dû (17,2 %)
- Avant la réforme
- 0 €
- Depuis février 2025
- 8 719 €
Total dû (IR + prélèvements sociaux)
- Avant la réforme
- 0 €
- Depuis février 2025
- environ 16 100 €
| Avant la réforme | Depuis février 2025 | |
|---|---|---|
| Prix d'acquisition retenu | 200 000 € | 144 750 € |
| Prix de vente | 200 000 € | 200 000 € |
| Plus-value brute | 0 € | 55 250 € |
| Base imposable à l'impôt sur le revenu (après abattement 30 %) | 0 € | 38 675 € |
| Impôt sur le revenu (19 %) | 0 € | 7 348 € |
| Base imposable aux prélèvements sociaux (après abattement 8,25 %) | 0 € | 50 692 € |
| Prélèvements sociaux (17,2 %) | 0 € | 8 719 € |
| Total dû (IR + prélèvements sociaux) | 0 € | environ 16 100 € |
Source : abattements correspondant à dix ans de détention. Calcul hors surtaxe sur les plus-values élevées, qui ne s'applique qu'au-delà de 50 000 € de plus-value imposable à l'impôt sur le revenu.
Seize mille euros d'impôt sur une opération où le propriétaire n'a pas gagné un centime à la revente. C'est ça, le vrai changement.
Durée de détention : le calcul n'est pas celui qu'on croit
Garder le bien plus longtemps ne réduit pas toujours l'impôt : pendant les quinze premières années, il a plutôt tendance à augmenter.
Le mécanisme des abattements reste intact, et c'est la bonne nouvelle. Mais le raisonnement « je garde plus longtemps, je paie moins » mérite d'être vérifié, parce qu'il est faux sur une partie de la courbe.
Deux forces s'opposent. L'abattement grandit avec le temps, ce qui réduit l'impôt. Mais l'amortissement s'accumule lui aussi, ce qui gonfle la plus-value. Et pendant les quinze premières années, la seconde force l'emporte sur la première.
Un détail à connaître : l'amortissement annuel n'est pas constant sur toute la durée. Il s'élève à 5 525 € jusqu'à la quinzième année, puis tombe à 3 825 € une fois les agencements intérieurs entièrement amortis, et à 2 125 € après la vingt-cinquième année, quand les installations techniques le sont à leur tour.
Voici ce que cela donne sur notre T2 à Vaise, en supposant une revente au même prix qu'à l'achat, afin d'isoler le seul effet fiscal.
5 ans
- Amortissement cumulé
- 27 625 €
- Abattement impôt sur le revenu
- 0 %
- Abattement prélèvements sociaux
- 0 %
- Impôt total estimé
- environ 10 000 €
10 ans
- Amortissement cumulé
- 55 250 €
- Abattement impôt sur le revenu
- 30 %
- Abattement prélèvements sociaux
- 8,25 %
- Impôt total estimé
- environ 16 100 €
15 ans
- Amortissement cumulé
- 82 900 €
- Abattement impôt sur le revenu
- 60 %
- Abattement prélèvements sociaux
- 16,5 %
- Impôt total estimé
- environ 18 200 €
20 ans
- Amortissement cumulé
- 102 000 €
- Abattement impôt sur le revenu
- 90 %
- Abattement prélèvements sociaux
- 24,75 %
- Impôt total estimé
- environ 15 100 €
22 ans
- Amortissement cumulé
- 109 650 €
- Abattement impôt sur le revenu
- exonéré
- Abattement prélèvements sociaux
- 28 %
- Impôt total estimé
- environ 13 600 €
25 ans
- Amortissement cumulé
- 121 100 €
- Abattement impôt sur le revenu
- exonéré
- Abattement prélèvements sociaux
- 55 %
- Impôt total estimé
- environ 9 400 €
30 ans et plus
- Amortissement cumulé
- 131 750 €
- Abattement impôt sur le revenu
- exonéré
- Abattement prélèvements sociaux
- exonéré
- Impôt total estimé
- 0 €
Hypothèse d'une revente au même prix qu'à l'achat, afin d'isoler l'effet de la réintégration des amortissements. Abattement de 6 % par an à l'impôt sur le revenu et 1,65 % par an aux prélèvements sociaux de la 6e à la 21e année, puis 4 % et 1,60 % la 22e année, et 9 % par an aux prélèvements sociaux de la 23e à la 30e. Chiffres indicatifs, à faire valider par votre comptable.
La courbe est contre-intuitive. L'impôt monte jusqu'à la quinzième année, où il culmine autour de 18 200 €, puis redescend. Vendre à quinze ans coûte plus cher que vendre à cinq ans, alors même que l'abattement est six fois plus élevé.
Trois seuils comptent vraiment. Avant six ans, aucun abattement ne s'applique, mais la plus-value est encore faible. Entre dix et vingt ans, c'est la zone la plus coûteuse. À partir de vingt-deux ans, l'impôt sur le revenu disparaît et seuls les prélèvements sociaux subsistent, jusqu'à s'effacer à trente ans.
Ce calcul suppose une revente au même prix. Si votre bien s'est valorisé, la plus-value augmente d'autant et l'impôt avec elle. S'il a perdu de la valeur, l'inverse. C'est précisément pour cela qu'une estimation sérieuse précède utilement le calcul fiscal.
Ce qui vient adoucir le calcul
Deux forfaits, pour les frais d'acquisition et pour les travaux, peuvent faire nettement baisser la note : dans notre exemple, l'impôt passerait de 16 000 € à moins de 3 000 €, sous une réserve technique détaillée plus bas.
Le calcul brut que je viens de dérouler est le pire scénario. Deux mécanismes peuvent réduire la plus-value imposable, et ils sont souvent oubliés.
Le prix d'acquisition peut être majoré des frais d'acquisition, soit sur justificatifs, soit par un forfait de 7,5 % du prix d'achat. Il peut également être majoré des travaux réalisés, soit sur factures, soit par un forfait de 15 % du prix d'achat pour un bien détenu depuis plus de cinq ans.
Sur notre exemple, ces deux forfaits représenteraient 45 000 €, ce qui réduirait la plus-value imposable de 55 250 à 10 250 €, et l'impôt à moins de 3 000 €.
Une réserve honnête : le cumul de ces forfaits avec l'amortissement déjà déduit pendant la location soulève une question technique que l'administration n'a pas entièrement tranchée à ce jour. Une instruction fiscale est attendue. C'est exactement le genre de point qu'il faut faire valider par un comptable spécialisé en location meublée avant de signer, pas après.
Faut-il abandonner le LMNP pour autant ?
Non, et je préfère le dire clairement plutôt que de surfer sur l'inquiétude.
Reprenons notre T2 à Vaise, loué 850 € hors charges par un propriétaire qui gère lui-même, soit 10 200 € de loyers par an. Deux situations très différentes selon que le bien a été acheté comptant ou à crédit. Prenons l'hypothèse d'un emprunt de 200 000 € sur 20 ans au taux de 3,35 % hors assurance, niveau constaté en 2026.
Loyers encaissés
- Achat comptant
- 10 200 €
- Achat à crédit
- 10 200 €
Charges de copropriété (374 €/trimestre)
- Achat comptant
- − 1 496 €
- Achat à crédit
- − 1 496 €
Taxe foncière
- Achat comptant
- − 900 €
- Achat à crédit
- − 900 €
Assurance propriétaire non occupant
- Achat comptant
- − 150 €
- Achat à crédit
- − 150 €
Cotisation foncière des entreprises
- Achat comptant
- − 250 €
- Achat à crédit
- − 250 €
Frais de comptabilité
- Achat comptant
- − 450 €
- Achat à crédit
- − 450 €
Intérêts d'emprunt (1re année)
- Achat comptant
- —
- Achat à crédit
- − 6 591 €
Assurance emprunteur
- Achat comptant
- —
- Achat à crédit
- − 400 €
Résultat avant amortissement
- Achat comptant
- 6 954 €
- Achat à crédit
- − 37 €
Détail de l'amortissement
Amortissement immobilier
- Achat comptant
- 5 525 €
- Achat à crédit
- 5 525 €
Amortissement du mobilier
- Achat comptant
- 1 143 €
- Achat à crédit
- 1 143 €
Amortissement total calculé
- Achat comptant
- 6 668 €
- Achat à crédit
- 6 668 €
Amortissement effectivement déduit
- Achat comptant
- − 6 668 €
- Achat à crédit
- 0 €
Amortissement reporté
- Achat comptant
- 0 €
- Achat à crédit
- 6 668 €
Résultat fiscal imposable
- Achat comptant
- 286 €
- Achat à crédit
- 0 €
Source : emprunt de 200 000 € sur 20 ans au taux de 3,35 % hors assurance, assurance emprunteur à 0,20 % par an. Taxe foncière, CFE, assurance et frais de comptabilité donnés en ordre de grandeur, à ajuster selon votre situation. Amortissement du mobilier sur la base de 8 000 € répartis sur sept ans.
Où en sont les taux de crédit et ce qu'ils changent →
Cette liste n'est pas exhaustive. Sont également déductibles les frais de dossier bancaire, les travaux d'entretien et de réparation, l'assurance loyers impayés, le petit équipement de moins de 600 €, et les frais de déplacement liés à la gestion du bien.
Attention à ne pas confondre les deux amortissements. Les 5 525 € immobiliers sont ceux qui seront réintégrés dans la plus-value à la revente. Les 1 143 € de mobilier réduisent l'impôt sur les loyers sans jamais revenir vous chercher.
Le crédit change tout, et dans le bon sens. Aux taux de 2026, les intérêts absorbent la totalité du résultat dès la première année. L'amortissement ne peut alors pas être déduit du tout. La règle est qu'il ne peut ni créer ni aggraver un déficit : la fraction inutilisée devient un amortissement réputé différé, reportable sans limite de durée.
Et voici le point que presque personne ne relève : tant qu'un amortissement n'a pas été effectivement déduit, il n'est pas réintégré dans la plus-value. Sur notre exemple financé à crédit, seuls 11 700 € environ auront été déduits au bout de dix ans, tous amortissements confondus, contre 63 250 € en achat comptant. Comme seule la part immobilière est réintégrée, la plus-value imposable tomberait autour de 9 700 € au lieu de 55 250 €, et l'impôt de sortie autour de 2 800 € au lieu de 16 100 €.
Autrement dit, plus vous êtes endetté, moins la réforme vous coûte. Sur le plan de l'impôt sur les loyers, le résultat est le même dans les deux cas : il est proche de zéro. Ce qui diffère, c'est ce qui reste dû à la sortie.
L'impôt de sortie ne dit pas tout
Si vous avez financé le bien à crédit, ce sont les loyers qui remboursent la mensualité. Sur notre T2 emprunté 200 000 € sur vingt ans, le capital restant dû est tombé à environ 116 600 € au bout de dix ans. Plus de 83 000 € de capital ont donc été reconstitués, et ils vous reviennent intégralement à la revente.
Précisons tout de même que le locataire ne paie pas tout, et qu'aux taux actuels l'écart s'est creusé. Entre la mensualité de 1 178 € assurance comprise et les charges annuelles, les sorties dépassent les loyers encaissés d'environ 600 € par mois. Cet effort d'épargne est réel et doit être anticipé. Il construit du patrimoine, contrairement à un loyer, mais il suppose une capacité d'épargne durable. C'est cette comparaison-là qui compte, pas celle entre l'impôt de sortie et le prix de vente.
Demandez votre estimation offerte →
Ce que je conseille aux propriétaires de meublés à Lyon 9
Trois réflexes, dans cet ordre.
Faites chiffrer votre situation avant de mettre en vente, pas après avoir signé un compromis. Le montant cumulé de vos amortissements figure dans votre liasse fiscale. Votre comptable peut vous donner l'ordre de grandeur de l'impôt en quelques minutes, et cette information change parfois la décision.
Intégrez cet impôt dans votre prix net vendeur. Beaucoup de propriétaires calculent ce qu'ils vont toucher sans l'avoir déduit, puis découvrent le montant chez le notaire. Ce n'est pas le bon moment.
Regardez votre durée de détention avant de vous décider. Si vous approchez d'un palier, attendre quelques mois peut représenter plusieurs milliers d'euros. À l'inverse, si un projet personnel vous impose de vendre maintenant, l'impôt ne doit pas décider à votre place.
En résumé
La réforme n'a pas tué le LMNP, elle a supprimé un angle mort. L'amortissement reste un outil puissant pendant la location ; il n'est simplement plus gratuit à la sortie.
Pour un propriétaire de meublé dans le 9e, la question n'est plus « est-ce que le LMNP reste intéressant », mais « à quel horizon je vends, et combien ça me coûte à cette date ». C'est une question à laquelle on peut répondre avec précision, et c'est bien plus confortable que de découvrir la facture au moment de signer.
Selon que vous ayez financé à crédit ou non, et selon les majorations applicables à votre prix d'acquisition, l'impôt de sortie sur ce même T2 varie de 2 800 à 16 100 €. C'est dire si le calcul mérite d'être fait sur votre situation réelle plutôt que sur une moyenne.
Cet article donne des ordres de grandeur et ne remplace pas l'analyse de votre situation par un comptable spécialisé en location meublée. En revanche, sur la valeur de votre bien et sur le moment de vendre, c'est mon métier.
Questions fréquentes
Les amortissements LMNP déduits avant 2025 sont-ils réintégrés dans la plus-value ?
Oui. Une réponse ministérielle publiée au Journal officiel le 24 mars 2026 confirme que la réforme vise toutes les ventes réalisées à partir du 15 février 2025, quelle que soit la date de mise en location. L'intégralité des amortissements déduits depuis l'acquisition est concernée.
Depuis quand les amortissements LMNP sont-ils réintégrés dans le calcul de la plus-value ?
Depuis le 15 février 2025, lendemain de la promulgation de la loi de finances pour 2025. C'est son article 84 qui a modifié l'article 150 VB du Code général des impôts.
Les amortissements du mobilier sont-ils concernés ?
Non. Seuls les amortissements immobiliers sont réintégrés. Le mobilier, l'électroménager et les agencements amortis en tant que meubles restent hors du calcul de la plus-value.
Quels biens échappent à la réintégration des amortissements ?
Les résidences services sont expressément exclues : résidences étudiantes, résidences pour personnes de moins de trente ans en formation, résidences seniors pour les plus de 65 ans, et EHPAD.
Combien d'impôt sur la revente d'un LMNP à Lyon 9 après 10 ans ?
Pour un T2 de 45 m² acheté et revendu 200 000 €, avec 55 250 € d'amortissements immobiliers cumulés sur dix ans, l'impôt s'établit autour de 16 100 €. Ce montant suppose un achat comptant et une revente au même prix qu'à l'achat.
À partir de combien d'années la plus-value LMNP est-elle exonérée ?
L'impôt sur le revenu disparaît après 22 ans de détention. Les prélèvements sociaux s'effacent après 30 ans. Entre les deux, seuls les prélèvements sociaux restent dus.
Le LMNP reste-t-il rentable malgré la réforme ?
Oui dans la plupart des cas. Sur un T2 loué 850 € hors charges acheté comptant, l'amortissement économise plus de 3 100 € d'impôt par an, soit près de 30 000 € sur dix ans, contre 16 100 € dus à la revente. L'avantage pendant la location est immédiat et certain, l'impôt de sortie n'existe qu'en cas de vente et diminue avec la durée de détention.
Un bien financé à crédit est-il moins touché par la réforme LMNP ?
Oui, très nettement. Les intérêts d'emprunt réduisent le résultat imposable, si bien qu'une grande partie de l'amortissement ne peut pas être déduite et devient un amortissement réputé différé. Or seuls les amortissements effectivement déduits sont réintégrés dans la plus-value. Sur un T2 acheté 200 000 € à crédit sur vingt ans au taux de 3,35 %, environ 11 700 € d'amortissement auront été déduits au bout de dix ans, contre 63 250 € pour un achat comptant. L'impôt de sortie passe alors d'environ 16 100 € à 2 800 €.
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